Eléments d'allocution - 19 Novembre 2007

Publié le par Jacques Peyrat

 

 

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Je suis heureux de me retrouver dans ces locaux où se sont préparées les élections municipales de 1995 avec la victoire de la liste que je conduisais.

 

 

 

 A l’époque je conduisais une liste que l’on qualifierait aujourd’hui d’ouverture à la société civile, sans investiture.

 

Pour les municipales de 2001, nous étions rue Alexandre Mari :

 

 

 

Jamais deux sans trois !

 

A Nice, ce ne sont pas les partis politiques qui font le Maire.

Nice est une ville fière et indépendante. C’est ce qui fait sa grandeur.

Et sa liberté est la condition de sa grandeur.

 

 

 

 

Lorsqu’on analyse le bilan et les comptes d’une entreprise, on se réfère aux points fondamentaux : le chiffre d’affaires, la marge, l’endettement, la solvabilité, etc.

 

Pour une collectivité territoriale ces fondamentaux sont l’endettement, l’autofinancement, le niveau des investissements, la pression fiscale, etc.

 

Le redressement financier entrepris depuis 1995 et poursuivi lors du second mandat est incontestable. Il est reconnu par tous les experts, et ceci pratiquement sans aide de l’Etat, de la Région et du Département ; et même parfois contre les désengagements successifs de ces institutions.
 

Le stock de la dette se trouve ainsi réduit de plus de 50 % et la dette par habitant est au dessous de la moyenne des grandes villes de France.

 

Le taux d’imposition des quatre taxes locales, Taxe d’Habitation, Foncier bâti et non bâti, Taxe Professionnelle, sont en 2007 inférieurs à ceux en vigueur en 1995.

 

A-t-on pu avoir ces résultats en freinant les dépenses d’équipement ?

 

Non, là aussi les chiffres le démontrent, même si certains ont parlé d’inertie, de ville qui souffre, de manque de proximité.

 

Pendant la première mandature de six ans (1995 – 2001), 544 millions d’euros de dépenses d’équipement ont été réalisées, soit une moyenne annuelle de plus de 90 millions d’euros (590 MF).

 

Pour les six années suivantes (2001 – 2006), on arrive à plus de 741 millions d’euros, et en raison du prolongement d’un an de la durée du mandat, il faut ajouter environ 145 millions d’euros pour 2007 soit : 741 + 145 = 886 millions d’euros, soit une moyenne annuelle  de 127 millions d’euros par an.

 

C’est-à-dire qu’on a injecté dans l’économie locale, pour le seul secteur du bâtiment et des travaux publics, 127 millions d’euros par an (830 MF), de 2001 à 2007.

 

Pour faire quoi depuis 2001 ?

 

Contrairement à ce qui est dit ce ne sont pas des travaux pharaoniques pour nous faire plaisir.

 

Il a été répondu à des besoins signalés. Il a été réalisé des équipements attendus :

 

♦ le Conservatoire National de Région (30 millions)

♦ la fin du doublement de la Voie Mathis ( 68 millions)

♦ la 2ème tranche de l’Université de Saint Jean d’Angély (22 millions)

♦ les trémies Garibaldi et Maraldi du tunnel rive gauche du Paillon

   (14  millions)

♦ l’élargissement du Pont SNCF de Roquebillière (12 millions)

♦ le plan Ecoles (17,5 millions)

♦ le Musée Masséna (10,6 millions)

Lorsqu’on additionne ces opérations les plus importantes on arrive à environ 174 millions, soit par rapport au total de 886 millions d’euros, une différence de 712 millions.

 

C’est dans ce total qu’on retrouve les équipements de proximité demandés par la population, et il me faudrait beaucoup de temps pour tous les citer.

On peut évoquer notamment :

 

♦ les rénovations dans les écoles

♦ le plan « sports » avec la création d’équipement et la rénovation des salles,

   piscines et terrains

♦ les espaces verts

♦ la voirie centrale et collinaire

♦ les crèches et haltes-garderies

♦ les centres de sports et de loisirs (CSL)

♦ les équipements culturels de proximité

♦ la Maison de l’Environnement.

 

Ces opérations sont bien  réelles et visibles, sauf bien sûr pour ceux qui ne veulent pas les voir par intérêt politicien ; on peut en citer quelques unes :

 

♦ la bibliothèque des Moulins

♦ la réfection du stade St Roch

♦ la rénovation des piscines Saint François et Comte de Falicon

♦ le plateau sportif de Bon Voyage

♦ le terrain des francs archers

♦ la crèche de la Mantega

♦ la voirie de Saint Pierre de Féric

♦ la rénovation des jardins Normandie-Niémen, Ariane, Alziary de Malaussène, Baron de Berre, Arson, etc…

♦ les salles pour les associations au Mercury et sur la Promenade du Paillon

♦ le centre Django Reinhardt, les CSL de Bon Voyage et de Notre-Dame, etc…

D’autres chantiers en cours complèteront encore ces réalisations déjà terminées.

 

Je voudrais aussi rappeler que l’arrivée du tramway a été l’occasion de rénover plusieurs espaces publics le long de son parcours.

 

> Place Fontaine du Temple et abords (jardins et parvis)                                                          4.200.000 euros

> Square Lépine                                                                                                                                   920.000 euros

> Place de Gaulle – Avenue Malausséna                                                                                     7.500.000 euros

> Place Masséna (déjà citée)                                                                                                          14.500.000 euros

> Place Pellegrini                                                                                                                    400.000 euros

> Place de l’Armée du Rhin et Traverse Monnet                                                                        4.900.000 euros

>  Mail de l’Université St Jean d’Angély                                                                                      4.700.000 euros

> Pont Michel                                                                                                                                        280.000 euros

>  les « coutures » du tramway                                                                                                      1.500.000 euros

 

> Place Garibaldi  (en cours de travaux)                                                                                        6.000.000 euros

 

PROJETS 2008 - 2014

 

Parmi une longue liste de projets à poursuivre ou prêts à démarrer, on pourrait retenir :

 

 Ø La réhabilitation du quartier Libération-Malausséna, le cœur de Nice qui s’est paupérisé, avec notamment un nouvel Hôtel de Ville, des salles de sport, un parking souterrain, une médiathèque, des commerces, des salles de réunions.

 

Actuellement plus de 40 sites accueillent les services municipaux, dont 18 loués pour 2 millions d’euros par an.

 Ø Poursuite des opérations ANRU (Ariane, Pasteur, les Moulins)

Ø Création d’un grand stade de football de 32 000 places

Ø Réalisation d’une voie de 40 mètres dans la Plaine du Var

Ø Construction d’une cité des sports

ØParticipation aux travaux d’infrastructures : LGV, contournement autoroutier

   de Nice, aménagement de la Plaine du Var

Ø Plan voirie collinaire

Ø Couverture du Paillon

Ø Réaménagement des quartiers Est

Ø Travaux de sécurité (voirie, écoles, éclairage public)

Ø Equipements de toute première proximité (crèches, salles, jardins)

Ø Aides pour l’habitat

Ø etc. …

 

Quels sont les arguments de mes adversaires ?

 

la proximité : je rappelle la création de 8 territoires avec un Maire-Adjoint délégué, un directeur de territoire, avec des effectifs et un budget. Ce sont des interventions quotidiennes dans les quartiers : si ça ce n’est pas de la proximité, de la réalité pour la proximité, je me dis que les critiques ne sont que démagogie.

 

Il est dit qu’il n’y a pas de dialogue avec la population. Là aussi, le bilan est éloquent :

 

-          les Conseils de Quartiers ont été créés en 2002 : 18 Conseils de Quartiers, c’est 18 séances plénières par trimestre, donc à aujourd’hui (pour la cinquième année d’existence) cela fait 360 réunions ;

-          pour les Comités de Quartiers, et pour la même période (2002-2007), nous avons été présents à 270 réunions.

 

Au total : 630 réunions de proximité auxquelles j’ai assisté ou j’ai été représenté.

 

A cela peut s’ajouter des réunions de bureau des conseils de quartiers (180 au total) et des réunions d’associations diverses (90), toujours pour la même période ; ce qui porte notre total à 900 réunions de proximité de 2002 à 2007.

 

la rupture : ça veut dire quoi ? est-ce crédible de parler de rupture lorsqu’on voit vouloir revenir des hommes et des femmes, ayant œuvré dans un système que les niçois et les niçoises ont rejeté en 1995 : au secours, les revoilà !

 

l’immobilisme : qui peut dire raisonnablement que Nice de 2008 est celle de 1995 ?

 

On va vous dire : il faut que la ville bouge, change, se modernise, retrouve son rayonnement de capitale de la Côte d’Azur aux plans national et international. Qu’ai-je fait si ce n’est d’avoir mis en œuvre ce programme qui, pour moi, est une exigence ?

 

Vous croyez que ce n’est pas dans cet esprit que je me suis battu :

 

- pour créer la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur

- pour régler le problème d’Acropolis

- pour redynamiser les Studios de la Victorine

- pour donner à la Ville un carnaval moderne, dynamique, tout en respectant la tradition des carnavaliers

- que j’ai engagé des travaux sur la Promenade des Anglais pour lui redonner un aspect agréable en libérant le front de mer des voitures qui l’encombraient durant des décennies

- que j’ai transformé le quai Rauba Capeu en une promenade merveilleuse dans un site incomparable de beauté au cœur de notre cité.

 

le manque de logements :

 

On me reproche la gestion de l’OPAM. On me reproche le manque de logements sociaux et de logements pour actifs en vous faisant croire Mesdames et Messieurs que ce serait la faute du Maire s’il n’y a pas suffisamment de logements pour permettre aux familles modestes de se loger décemment.

 

Parlons-en du logement social. J’ai présidé l’OPAM pour bien comprendre la situation. J’ai fait du logement social l’une de mes priorités, en faisant en sorte de donner les moyens à l’OPAM, maintenant Côte d’Azur Habitat, de faire sortir de terre et de réhabiliter le maximum de logements.

 

Depuis lundi, j’assume de nouveau la Présidence de l’Etablissement.

 

Ai-je hésité à m’engager dans le Contrat de Ville, dans les programmes Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat pour permettre la réhabilitation de logements dans des quartiers qui ont besoin d’être modernisés ainsi que dans les opérations ANRU à l’Ariane, Pasteur et les Moulins ?

 

De 1995 à 2007, il a pu être produit ou réhabilité près de 10.000 logements, ce qui représente une dépense de 44 millions d’euros.

 

la propreté : jamais la ville n’a autant investi et travaillé dans ce domaine. Pourtant le constat est là. Nice n’est pas aussi propre que nous pourrions l’espérer. Les rues sont nettoyées, les places arrosées ... mais aussitôt salies, souillées par un papier gras ici, par les déjections canines là. Nous allons continuer, accroître nos efforts.

 

 

On peut toujours faire mieux

et c’est ce que j’ai l’intention de faire lors du prochain mandat.

 

le commerce : eh bien pour les commerçants, nous avons baissé la taxe professionnelle de plus de 12 % et nous avons lancé le tramway pour redynamiser le cœur de ville. La FNAC, les Galeries Lafayette seraient-elles restées si nous n’avions pas entamé notre modernisation ? Nice-Etoile aurait-elle choisi d’investir dans une nouvelle architecture sans cela ? Pendant les travaux, pour aider le commerce, nous avons permis aux commerçants d’animer la Ville grâce au FISAC Centre-ville, puis au FISAC tramway.

 

Nous avons même indemnisé, je le répète pour plus de dix millions d’euros ! Alors, oui, notre volonté est bien de soutenir le commerce niçois. C’était un engagement fort, il a été tenu.

 

le tourisme : En matière de tourisme j’ai, depuis le début et parce que j’avais conscience qu’il s’agissait d’une ressource essentielle à notre ville, beaucoup investi, beaucoup travaillé …

 

En matière de tourisme de Congrès d’abord, car c’est le tourisme le plus lucratif pour une ville, nous avons accueilli le Congrès Mondial du Gaz, le Sommet Européen de Nice, le Sommet des Ministres de la Défense de l’OTAN et tant d’autres évènements, médiatiques mais tout aussi importants, la Coupe DAVIS, le Championnat du Monde de Patinage Artistique,

 

·         Au niveau de l’animation, j’ai souhaité développer les fêtes d’été : Festival du Jazz, Jazz traditionnel, Voucalia, Castellada, Opérettes, San Berthoumieu, les Mais, le Festival des Musiques Militaires.

 

  • J’ai souhaité que notre ville devienne une cité croisiériste. Il nous fallait pour cela un nouveau port, cela ne s’est pas fait …

 

  • J’ai sauvé le Palais de la Méditerranée et j’ai permis, avec les entreprises qui le gèrent aujourd’hui, qu’il redevienne un des fleurons de l’hôtellerie azuréenne.

 

  • Je souhaite la construction, sur la Promenade des Anglais, à l’emplacement actuel du Parking Sulzer, d’un hôtel de luxe qui fera la fierté de Nice et de la Côte d’Azur. Car nous ne vivons toujours en majorité que de cela ! Un nouvel hôtel de luxe permettra à notre Ville de présenter un atout supplémentaire.

 

    ● Au niveau des associations :

 

Avec plus de 4.500 associations à Nice, et 300 associations nouvelles par an, nous pouvons dire que le tissu associatif est très important dans notre Ville.

 

626 associations sont subventionnées par la Municipalité. Le montant total des subventions allouées s’élève à 19 millions d’euros (23 M€ en 2006, 20 M€ en 2005)

 

Depuis l’adoption par le Gouvernement de l’ordonnance n° 460 du 21 avril 2006, la Ville de Nice à l’instar des autres communes était tenue de concéder l’occupation de son domaine public à titre payant. Cette nouvelle réglementation à laquelle nous étions astreints était jugée particulièrement pénalisante par les associations à buts non lucratif.

 

Conscient du problème, j’ai pris l’initiative d’intervenir à diverses reprises auprès des différents ministres concernés ainsi qu’auprès de Monsieur Nicolas SARKOZY avant l’élection présidentielle pour les sensibiliser sur les conséquences injustes de l’application de cette ordonnance et sur l’impact négatif et budgétairement discriminatoire qu’elle avait auprès du secteur associatif.

 

Ma démarche a été positive puisqu’une loi, relative à la simplification du droit, a été adoptée le 11 décembre 2007. Elle mentionne en son article 9 une modification de l’ordonnance du 21 avril 2006 et du code général de la propriété des personnes publiques, en autorisant l’occupation du domaine public à titre gratuit lorsque cette occupation du domaine ne présente pas un caractère commercial. Le secteur associatif sans but lucratif est donc directement concerné par cette disposition.

 

Cette disposition de simplification du droit confirme que la gratuité n’est plus possible depuis l’adoption de cette ordonnance et que nous ne faisions que nous conformer aux prescriptions réglementaires. Grâce à l’action menée auprès des pouvoirs publics, nous pourrons désormais accorder la gratuité aux associations en respectant la règle de droit.

 

Une délibération sera donc présentée au Conseil Municipal du 21 décembre 2007 visant à rapporter les délibérations antérieures prises dans ce cadre réglementaire contraignant, pour permettre d’accorder la gratuité de l’utilisation du domaine public aux associations.

 

·         Quant au sport : Semi-marathon, Paris-Nice, Ironman, Europétanque, sont des manifestations récurrentes.

 

-          le projet de Cité des Sports à Nice La Plaine : un premier ensemble a déjà été livré comprenant l’aménagement du boulevard Jean Luciano, un pas de tir à l’arc et deux terrains de football (des francs archers). A terme, ce projet associé aux rénovations d’équipements de proximité fera de Nice une cité sportive qui n’aura rien à envier aux autres collectivités nationales.

 

-          mon seul regret : le Grand Stade ; et une fois n’est pas coutume, j’ai lu et je vais vous le citer, un texte de Patrick ALLEMAND sur son blog à la date du 22 Octobre, à propos du recours du Préfet sur cette affaire du Grand Stade :

 

«  Quand on est un Préfet, aux ordres d’un Gouvernement UMP, on ne « plante pas » un recours au Tribunal Administratif contre un grand projet du Maire UMP de la cinquième ville de France, sans avoir le feu vert du Gouvernement, ou pire à sa demande. Ce recours du Préfet BREUIL fut un coup direct ou indirect d’ESTROSI. »

 

Je laisse, ce commentaire de l’un de mes principaux opposants à votre appréciation.

 

Il devient en effet vraiment difficile de développer des projets qui ne plaisent pas à certains.

 

Aujourd’hui avec le recul, je suis fier du travail accompli avec mes colistiers et des équipements réalisés que les Niçoises et les Niçois utilisent chaque jour, et dont ils profitent davantage depuis le samedi 24 novembre 2007, jour de l’inauguration du tramway.

 

Aujourd’hui, je dis qu’il est un peu trop facile de vouloir recueillir un héritage, en oubliant à qui on le doit, de vouloir habiter une maison restaurée par quelqu’un d’autre, sans avoir apporté sa pierre à l’œuvre de réhabilitation.

 

Je dis encore qu’il ne faut pas s’effacer devant les opportunistes de tous bords, les récupérateurs sans scrupules.

 

Je vais donc poursuivre avec ardeur et conviction mon travail de Maire qui requiert un engagement complet et total, qui ne se remplace pas par quelques actions de communication.

 

Mon action future, tout comme mon action présente, s’inscriront pour une meilleure qualité de vie, que sont en droit d’attendre nos concitoyens grâce à encore plus de proximité, dès lors que les grands équipements structurants existent, favorisant ainsi un positionnement encore plus affirmé de la cinquième ville de France au niveau national et international.

 

Tout le monde comprendra donc que je demeure candidat pour un troisième mandat à la Mairie de NICE, pour une ville encore plus belle.

 

La seule investiture qui vaille est celle des Niçoises et des Niçois

qui jugeront en leur âme et conscience le travail accompli.

 

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